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PRESENTATION :
Sain, sec, et ventilé,
chaud ou froid, nous sommes prêts à
supporter toutes les fantaisies de la météo
" à condition que ce soit sec ".
Frimas et fortes chaleurs ne sont vraiment pénibles
que quand l'atmosphère est saturée
d'eau. L'humidité, voilà l'ennemie,
insidieusement, elle sape les fondations, infiltre
les murs, dégrade les peintures. Comment
y remédier ? Le problème n'est pas
si simple car les sources d'infiltration sont
multiples, le toit, si la tempête a déplacé
des tuiles, les murs exposés aux ruissellements
de la pluie, les fondations qui absorbent l'eau
des couches souterraines. Sans oublier la vapeur
d'eau que génèrent nos activités,
l'important Est donc de bien diagnostiquer l'origine
du problème, afin de traiter de façon
adéquate. Vous devez savoir distinguer
les remontées capillaires et infiltrations
latérales, puis décider s'il faut
imperméabiliser les murs ou installer une
ventilation mécanique.

1-PLAN DE LUTTE CONTRE L'HUMIDITE :
Eaux de pluie ou souterraines, condensations ou
infiltrations, lorsque l'humidité pénètre
le bâti, matériaux et revêtements
se dégradent, et la maison devient insalubre,
il est important de bien appréhender les
phénomènes en jeu pour mieux les
résoudre, l'eau ne recule jamais, elle
s'infiltre, s'insinue et progresse, empruntant
tous les chemins possibles, son origine est donc
parfois difficile à identifier, mais il
est important de la reconnaître avant d'appliquer
le moindre traitement.
2-ASSURER UNE VENTILATION EFFICACE :
Une maison saine est une maison qui respire, c'est
le rôle de la ventilation mécanique
contrôlée (VMC) : elle fonctionne
en permanence pour assurer le renouvellement de
l'air intérieur, les polluants sont évacués,
ainsi que la vapeur d'eau qui, en excès,
est un destructeur redoutable et insidieux, c'est
souvent après la pose de fenêtre
étanches que les problèmes d'humidité
surgissent dans les vieilles bâtisses.
A)-AIR NEUF SOUS CONTROLE :
Une VMC assure une ventilation générale
et permanente du logement, les entrées
d'air calibrées, sont positionnées
dans le séjour, le salon, et les chambres,
les bouches d'extraction dans la salle de bains,
la cuisine et les toilettes, celles-ci sont reliées
au caisson d'extraction, situé en général
dans les combles, par un réseau de gaine
débouchant en toiture, ainsi, l'air neuf
balaie l'ensemble de l'habitation, circulant sous
les portes raccourcies en partie basse.
Dans la cuisine, un inverseur deux positions permet
une ventilation accélérée
pour évacuer rapidement vapeur d'eau et
odeurs en excès.
B)-VENTILER SELON LES BESOINS :
S'il est efficace, le système manque de
souplesse, que la maison soit vide de ses habitants
ou remplie d'amis, la salle de bains soit peu
ou très sollicitée, le renouvellement
d'air ne varie pas, la ventilation hygrorèglable
ajuste le débit d'air extrait en fonction
de l'humidité de l'intérieur, tout
en assurant le minimum suffisant pour garantir
la qualité de l'air.
Il existe plusieurs systèmes : le système
le plus simple, la régulation du débit
se fait par l'intermédiaire d'un capteur,
un autre système plus évolué,
fonctionne par modulation du débit d'air
au niveau de chaque bouche d'extraction, grâce
à une tresse qui sensible à l'humidité
ambiante. Pour les cuisines et les toilettes,
certaines bouches d'extraction offrent la possibilité
d'augmenter le débit par modification d'ouverture.
C)-ATTENTION A LA HOTTE DE CUISINE :
Il est interdit de raccorder une hotte de cuisine
ou tout autre appareil nécessitant une
évacuation ( sèche linge) à
une gaine de ventilation , c'est vrai dans l'habitat
individuel mais aussi dans les immeubles collectifs
où ces raccordements " sauvages "
perturbent l'ensemble du système, en l'absence
de conduit, il faut installer une hotte à
recyclage.
D)-NETTOYAGE PERIODIQUE INDISPENSABLE :
Il est nécessaire d'effectuer un entretien
régulier des différents composants
d'une VMC ainsi le dépoussiérage
des entrées d'air sur les menuiseries est
à effectuer une fois par trimestre, les
bouches de sortie d'air une fois tous les six
mois.
3-SURVEILLER SA TOITURE:
La toiture subit l'agression des pluies battantes,
vents violents, mousses, périodes de gel
et de dégel
si les dommages sont
souvent mineurs tuiles fêlées, solin
fissuré, gouttière percée..,
des réparations régulières
s'imposent pour éviter les infiltrations
et protéger le bâti.
Même construite dans les règles de
l'art, avec des matériaux de qualité,
il est nécessaire d'intervenir pour remplacer
ou réparer les éléments abîmés.
4-ASSAINIR LA CAVE:
Plus ou moins enterrée, la cave est rarement
épargnée lorsque les problèmes
d'humidité surgissent, de la simple trace
de salpêtre à l'inondation véritable,
les désordres s'apprécient et se
traitent au cas par cas, en fonction de leur origine.
Toutes les sources d'humidité peuvent se
rencontrer dans la cave.
A)-CE QU'IL NE FAUT PAS FAIRE :
Tant que la source d'humidité n'est pas
clairement identifiée, il convient de ne
pas appliquer d'enduit ou de revêtement
étanche sur les maçonneries.
De même, un sol en terre battue ne doit
pas être recouvert d'une dalle de béton.
Sur un terrain humide, éviter à
proximité des murs de fondation, d'installer
des massifs des fleurs.
B)-L' IMPORTANCE DU DIAGNOSTIC :
Identifier la ou les sources d'humidité
requiert le savoir faire et l'expérience
d'un professionnel.
La mesure de la teneur en eau dans les murs à
différents niveaux est une aide précieuse
au diagnostic, ainsi les phénomènes
de condensation se manifestent par des murs très
humides, par contre les infiltrations latérales
se traduisent par un taux d'humidité décroissant
de l'extérieur du mur vers l'intérieur
et du haut vers le bas.
La nature et la configuration du terrain doivent
également être étudiées,
perméabilité, circulation d'eau
L'historique de la dégradation peut conduire
à la découverte de l'origine du
désordre, l'humidité n'est elle
pas apparue après que les abords de la
maison ont été aménagées.
C)-PROTEGER LES FONDATIONS :
Lorsque les fondations se trouvent au contact
d'une terre gorgée d'humidité, celle-ci
peut remonter par les maçonneries ou les
traverser, les mesures de la teneur en eau dans
les murs mettent en évidence l'un ou l'autre
de ces phénomènes.
Installée à environ 2 mètres
de la maison, la tranchée périphérique
évite, dans le cas d'une vieille bâtisse,
de prendre le risque de déstabiliser ses
fondations.
La pose de drains verticaux le long de fondations
est aussi l'occasion de les protéger à
l'aide de mortiers d'imperméabilisation
ou d'enduits bitumeux.
D)-BLOQUER LES INFILTRATIONS :
Il existe une alternative au drainage du terrain,
qui reste difficile à entreprendre une
fois la maison construite ou rénovée,
c'est le cuvelage de la cave, il empêche
l'eau sous pression de pénétrer
les ouvrages, tout en laissant respirer, il n'y
a pas de ruissellements, mais l'humidité
demeure, car le revêtement est microporeux
et laisse passer la vapeur d'eau.
Dans l'habitat, l'imperméabilisation est
la plupart du temps réalisée à
l'aide d'un mortier de ciment hydrofuge.
5-BLOQUER LES REMONTEES CAPILLAIRES:
Pas d'impression de confort sans murs secs, lorsque
le terrain est humide, l'eau migre à travers
les fondations jusqu'à atteindre les parties
habitées, différentes méthodes
permettent d'en venir à bout, la plus courante
consiste à créer une barrière
chimique étanche à la base des murs.
Il est important d'identifier l'origine de l'humidité.
A)-IDENTIFIER LES CAUSES DE L'
HUMIDITE :
Les remontées capillaires se produisent
lorsque le sous sol est humide et les fondations
ou la base des murs poreuses ou mal protégées,
elles peuvent avoir toujours existées ou
survenir de manière inattendue.
Pour les reconnaître, il faut savoir qu'elles
atteignent tous les murs porteurs y compris les
murs de refend.
Les remontées capillaires se traduisent
à l'extérieur, par des efflorescences
de sels minéraux, du salpêtre, un
crépis dégradé, une peinture
cloquée, à l'intérieur par
des moisissures, du papier peint décollé.
En présence de remontées capillaires,
il est impératif de ne pas appliquer de
revêtement imperméable sur les soubassements
abîmés, l'humidité poursuivrait
sa progression sur la hauteur du mur.
B)-REALISER UNE BARRIERE CHIMIQUE
:
La technique la plus employée est la barrière
chimique : une résine imperméabilisation
est injectée le long d'une ligne matérialisée
à la base du mur, le produit se diffuse
dans la maçonnerie, polymérise et
bloque les remontées d'eau, en créant
une barrière étanche qui, pour être
efficace, doit traverser l'épaisseur du
mur.
Le produit mis en uvre est proposé
en kit avec six canules d'injections.
Le produit prêt à l'emploi est injecté
ou diffusé par gravité, la technique
est très efficace.
Un mur creux implique l'utilisation d'une plus
grande quantité de produit, les poches
d'air doivent être remplies.
Une fois la barrière réalisée,
il est nécessaire d'attendre que le mur
sèche pour le rénover.
De même, l'impression renforçante
assainissante mur abîmé, isole le
mur contre l'humidité, les moisissures
et le salpêtre.
C)-MODE DE TRANSFERT :
Parmi les solutions disponibles, les siphons atmosphériques,
tubes microporeux de 50mm de diamètre et
de 15 à 40cm de long, scellés dans
le bas du mur facilitent l'évacuation de
l'humidité grâce à une languette
intérieure destinée à provoquer
une circulation permanente d'air.
L'électro-osmose tire parti du phénomène
naturel qui favorise la migration des eaux souterraines
dans une maçonnerie. L'opposition des potentiels
électriques du terrain+, et de la maçonnerie-,
conduit l'eau à circuler de l'un vers l'autre.
Des électrodes, en cuivre, implantées
dans le mur et d'autres, en fer, dans le sol,
permettent d'inverser ces polarités et
de repousser les infiltrations, parce qu'elle
est délicate à mettre en uvre,
l'électro-osmose est réservée
aux professionnels.
CONCLUSION :
Vaincre l'humidité pour un habitat est
un moyen de préserver la solidité
de la construction, pour éviter des surprises,
il est primordial de procéder par étapes
les moyens de lutte contre l'humidité dans
la construction, assurer une ventilation efficace,
surveiller la toiture, aérer et assainir
la cave, protéger les fondations contre
les infiltrations, bloquer aussi les remontées
des capillaires.
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